Jean-François MILLET

Peintre, dessinateur, pastelliste et graveur, Jean-Françolis Millet est le plus célèbre des peintres de Barbizon, et sans doute le peintre français le plus connu à l'étranger. Ses scènes de la vie rurale ( L'Angelus, les Glaneuses, l'Homme à la houe, le Semeur) sont désormais des icônes qui appartiennent au patrimoine artistique mondial. Elles ont toutes été peintes dans l'Atelier .

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Pancho et les caricatures de Daumier"
Exposition du 28 mars au 29 avril 2013

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1814 :  naissance à Gruchy, hameau de la commune de Gréville dans le Cotentin de Jean-François Millet, premier Jean-Francois MILLETenfant d’un couple de paysans relativement aisés.
Aîné d’une fratrie de huit enfants, il aura une enfance sans histoire, marquée par l’amour de sa grand’mère et par l’influence d’un oncle curé qui lui apprendra le latin et lui fera lire les grands auteurs.

1835 : Convaincu de son aptitude au dessin, son père l’inscrit à Cherbourg dans l’atelier de Du Mouchel.
A la fin novembre, son père meurt et Millet retourne à la ferme tenir son rôle de frère aîné.

1836 : pressé par sa mère  et surtout par sa grand’mère, il retourne à Cherbourg, dans l’atelier de  Langlois, cette fois.

1837 : Grâce à une bourse de la municipalité de Cherbourg, il  s’inscrit à l’ Ecole des Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier de Paul Delaroche.
Il échoue par deux fois (en 1838 et en 1839) au concours du Prix de Rome .

1840 : la Ville de Cherbourg n’ayant pas renouvelé sa bourse, il rentre à Cherbourg où il vit de ses talents de portraitiste.

1841 : Il épouse Pauline-Virginie Ono, fille de tailleur, avec laquelle il repart à Paris tenter sa chance.
Il vit d’œuvres de circonstance, c’est ce qu’il appelle sa « manière fleurie »,  à tendance plus ou moins licencieuse, dans le style de Watteau et de Boucher.

1844 : à la mort de Pauline-Virginie, en avril, il rentre à Cherbourg.

1845 : avec sa nouvelle compagne, Catherine Lemaire qui est une toute jeune fille de dix-sept ans, il part d’abord au Havre, puis à Paris où il se mêle au milieu artistique et se lie d’amitié avec Troyon, Diaz de la Pena, Honoré Daumier etc…

1846 : naissance de Marie, sa première fille  (huit autres suivront)

1847 : Fait la connaissance d’un  fonctionnaire  qui fréquente la bohême parisienne, Alfred Sensier, fils de notaire, qui deviendra son mentor, son courtier, le propriétaire de sa maison à Barbizon et  son biographe.
Il est reçu au Salon avec « Œdipe détaché de l’arbre » qui est remarqué par la critique, Théophile Gauthier et Théophile Thoré, notamment.
Il commence à souffrir de maux qui deviendront chroniques : des migraines ophtalmiques atroces et des rhumatismes très invalidants dont on peut penser que le stress dut à sa vie matérielle difficile en a constitué une donnée aggravante.

1848 : Il expose au Salon  et Ledru-Rollin, ministre de l’Intérieur, que lui a présenté Sensier, lui achète « Le Vanneur » et lui fait obtenir une commande de l’Etat (pour 1 800 francs).

1849 : en compagnie de Charles Jacque, fuyant les turbulences politiques, la vie chère et le choléra, fin juin, il part pour Barbizon  et trouve rapidement une maison qui sera sa demeure jusqu’à sa mort.
Un jeune peintre américain qui l'admirait  - William Perkins Babcock – le suit et vient s'installer à Barbizon, suivi de près par son ami William Morris Hunt.

1851 : « Le Semeur » est exposé au Salon.  Il se lie d’amitié avec Théodore Rousseau.
Mort de sa grand’mère

1852 : son jeune frère vient s’installer chez lui. Son propriétaire, moyennant une augmentation de loyer met à sa disposition une grange voisine qui sera aménagée en atelier

1853 : mort de sa mère. Il épouse civilement Catherine Lemaire

1854 : Obtient une médaille de deuxième classe au Salon . Se brouille avec Charles Jacque.

1855 : « un paysan greffant un arbre » figure à l’Exposition universelle.

1857 : IL présente « les glaneuses » au Salon et travaille à une œuvre de commande : l’Angelus,

1859 :il termine l’Angelus qui sera vendu 1000 francs en décembre

1860 : libéré de ses dettes, il entreprend une suite de sujets russtiques et personnels. Il y associe ses techniques d’atelier, son goût pour les scènes mythologiques et les images fortes de son enfance.

1863 : Millet autorise la reproduction et la diffusion de « l’Homme à la houe » sous forme de cartes postales. Après plusieurs succès au Salon, il reçoit commande d’une série : « les Quatre saisons ». Une relative aisance lui permet de se porter acquéreur  d’objets de collection, de sculptures médiévales, de dessins de Delacroix, de gravures de Rembrandt, d’estampes japonaises et de daguerréotypes.

1865 : Emile Gavet lui commande des pastels. Millet produit cette année-là quatre-vingt –dix pastels et dessins.

1866 : Voyage à Vichy. Il revient par Clermont et le Mont Dore. Il s’entiche des paysages.

1867 : succès à l’Exposition universelle. Mort de Théodore Rousseau. Nouveau voyage en Auvergne.

1868 : le 14 aôut, il est nommé chevalier de la Légion d’Honneur.

1869 : voyage en Alsace et en Suisse. Il produit – entre autres – « La leçon de tricot ». Le musée de Marseille acquiert « la Bouillie »

1870 : pour fuir les Prussiens, il retourne à Cherbourg avec sa famille et y restera seize mois.
Pendant la Commune, il se désolidarise de Courbet .

1871 : il rentre à Barbizon en novembre. « La Becquée » entre au musée de Lille.

1872 : poussée par les marchands, la cote de l’artiste monte. « L’Angelus » a été revendu
38 000 francs-or. Les artistes –peintre, sculpteurs et graveurs – représentent trente pour cent de la population de Barbizon.

1873 : premiers signes d’une grande fatigue physique. Les migraines –sans doute favorisées par l’emploi d’essence de térébenthine – et les sciatiques ne lui laissent aucun répit.

1875 : il se marie religieusement le 3 janvier et meurt le 20. Il est enterré le 23 aux côtés de Théodore Rousseau, dans le cimetière de Chailly-en-Bière. Il avait 61 ans.
 
Jean-François MILLET . De Gruchy à Barbizon

L'Angelus est –avec la Joconde – le tableau le plus célèbre du monde. Reproductions, chromos, art populaire, reprise par les caricaturistes et par les publicitaires, c'est une icône  de valeur universelle. Son auteur, Jean-François Millet  a été comme piégé par le succès de cette œuvre à quoi on tend à le résumer. Il reste paradoxalement mal connu et mal aimé des Français, alors même qu'il est sans aucun doute le peintre français le plus connu à l'étranger.
Qui était donc Jean-François Millet?

Il est né le 4 octobre 1814 à Gruchy, près de Cherbourg, dans une famille très unie, de paysans modestes sans être pauvres, qui avaient le goût de la lecture et le respect du savoir. Il y recevra une solide éducation, lira  Fénelon, Bossuet, la Bible et  -dans le texte – les auteurs latins, Saint-Augustin et Virgile, notamment. Vers 20 ans il découvre Homère, Shakespeare, Byron, W. Scott, le Faust de Goethe et Chateaubriand. Sa culture fera, tout au long de sa vie, l'admiration de ses  amis et de ses visiteurs.
Son père qui, à ses moments perdu, sculptait le bois et façonnait l'argile, prit conscience   que son fils  avait pour le dessin un don affirmé et l'encouragea à le cultiver. En 1833 il l'inscrivit à Cherbourg dans l'atelier d'un peintre de l'école de David, Dumouchel. A la mort de son père, en novembre 1835, Millet rentre à la ferme mais sa grand-mère  le convainc d'obéir aux signes de Dieu et il retourne à Cherbourg, dans l'atelier de Langlois –un élève de Gros – cette fois. En 1837, grâce à ses mentors, la ville de Cherbourg lui octroie une bourse pour qu'il puisse faire les Beaux-Arts à Paris où il s'inscrit dans l'atelier de Paul Delaroche,peintre de tableaux historiques.

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