Impressions 2017

Salon Impressions 2017, l'estampe à Barbizon

SUR LES PAS DE REMBRANDT, VISAGES ET PERSONNAGES
Du 8 avril au 1er mai 2017

 


 

Pour le 2e opus du Salon international "Impressions 2017, l'Estampe à Barbizon", organisé par le musée Maison-Atelier de Jean-François Millet et l'Association Art Puissance 7 Events, en partenariat avec la Mairie de Barbizon, la galerie l'Angélus, les ateliers Moret et le soutien de l'ambassade des Pays-Bas, une trentaine d'artistes contemporains de l'estampe se retrouvent sur les pas de Rembrandt l'aquafortiste pour présenter des œuvres graphiques sur le thème de "Visages et Personnages" : Sergio Aquindo, Guy Braun, Jeanne Clauteaux, Caroline Delépine, Véronique Desmasures, Pablo Flaiszman, Marianne Fox Ockinga, Christine Gendre-Bergère, Pascal Hemery, Luc Hovan, Olaf Idalie, Yves Jobert, Jullien-Clément, Brigitte Kernaléguen, Catherine Keun, Brian Kreydatus, Eva Largo, Véronique Laurent-Denieuil, Jean Lodge, Baukje de Loos, David Maes, Charlotte Massip, Mégumimets (Mégumi Térao), Nadejda Menier, Mija, Jacques Moiroud, Marie Obegi, Wendelien Schönfeld, Sophie Sirot, Cleo Wilkinson.

Des œuvres gravées par Rembrandt seront également exposées.

 

Conférences à 15 heures les samedis :

8 avril :« Vous avez dit "Estampe" ? », par Guy Braun, artiste-graveur et professeur de gravure.
15 avril : « La Réception de Rembrandt van Rijn à travers les estampes en France aux XVIIIe et XIXe siècle », par Aude Prigot, Docteur en Histoire de l'art moderne.
9 avril : « Le visage dans l'œuvre gravé de Rembrandt », par Claude-Jean Darmon, dessinateur et graveur, Correspondant de l'Institut.


Démonstrations d'impression taille-douce tous les dimanches.

 

Espace Marc Jacquet
Place Marc Jacquet
77630 Barbizon

Ouverture tous les jours, sauf mardi, de 14 h à 19 h

Renseignements : 06 22 28 05 27
ateliermilletbarbizon@orange.fr


Article
Jean-François MILLET . De Gruchy à Barbizon  Envoyer

L'Angelus est –avec la Joconde – le tableau le plus célèbre du monde. Reproductions, chromos, art populaire, reprise par les caricaturistes et par les publicitaires, c'est une icône  de valeur universelle. Son auteur, Jean-François Millet  a été comme piégé par le succès de cette œuvre à quoi on tend à le résumer. Il reste paradoxalement mal connu et mal aimé des Français, alors même qu'il est sans aucun doute le peintre français le plus connu à l'étranger.
Qui était donc Jean-François Millet?

Il est né le 4 octobre 1814 à Gruchy, près de Cherbourg, dans une famille très unie, de paysans modestes sans être pauvres, qui avaient le goût de la lecture et le respect du savoir. Il y recevra une solide éducation, lira  Fénelon, Bossuet, la Bible et  -dans le texte – les auteurs latins, Saint-Augustin et Virgile, notamment. Vers 20 ans il découvre Homère, Shakespeare, Byron, W. Scott, le Faust de Goethe et Chateaubriand. Sa culture fera, tout au long de sa vie, l'admiration de ses  amis et de ses visiteurs.
Son père qui, à ses moments perdu, sculptait le bois et façonnait l'argile, prit conscience   que son fils  avait pour le dessin un don affirmé et l'encouragea à le cultiver. En 1833 il l'inscrivit à Cherbourg dans l'atelier d'un peintre de l'école de David, Dumouchel. A la mort de son père, en novembre 1835, Millet rentre à la ferme mais sa grand-mère  le convainc d'obéir aux signes de Dieu et il retourne à Cherbourg, dans l'atelier de Langlois –un élève de Gros – cette fois. En 1837, grâce à ses mentors, la ville de Cherbourg lui octroie une bourse pour qu'il puisse faire les Beaux-Arts à Paris où il s'inscrit dans l'atelier de Paul Delaroche,peintre de tableaux historiques.

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Jean-François MILLET par Emile VERHAEREN  Envoyer

Contrairement aux dires, Millet, ou plutôt son oeuvre, s’impose plus dominatrice, les toiles, les pastels, les dessins réunis. Art de combat jadis, le voici calme et hautain – et les musées l’accueillent. Tant de paroles l’ont commenté qu’il serait inutile de l’étudier encore, s’il ne fallait appuyer, nous semble-t-il, sur un point : sa chasteté. Tragique, pastoral, hiératique, certes, mais chaste surtout.

Et d’abord les femmes, toutes celles qu’il nous montre : la Cardeuse, la Brûleuse d’Herbe, la Gardeuse d’Oies, la Lessiveuse, la Bergère, la Fileuse, les Glaneuses, les Lavandières, toutes, bien qu’abaissées aux travaux les plus humbles, bien que trempant des mains, des pieds, de l’être entier parmi les rusticités et les animalités de la vie, côte à côte avec les bêtes, dans les moiteurs des étables et des fumiers, dans les chaleurs des vêtements, toutes ces ployées et ces souffrantes sont au-dessus de la chair. Le travail qu’elles ahanent les dresse rigides, quoique serviles. Leurs attitudes, leurs gestes, leur tranquille, probe et sanctifié visage ! Pourtant rien de la réalité rude et grossière n’est tu. Elles sentent l’étable, la bouse, la glèbe. Leur corps connaît l’accouplement ; mais le rut ?

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